Médecines douces…
Je suis relativement surprise de la fréquence à laquelle j’écris ici.
Au début, je pensais être beaucoup plus assidue. Je suis assez douée dans le wishful thinking. Toutefois, une fois par deux semaines environ, ça me semble être convenable, compte tenu de mes diverses obligations (que je ne remplis pas, mais qui me servent d’excuses). Enfin, passons aux choses sérieuses, cette constatation n’était pas bien importante ni particulièrement pertinente.
J’ai une amie qui étudie en herboristerie qui m’a conseillée un paquet de trucs pour régler mes problèmes d’anxiété. Je ne sais pas si j’en ai déjà parlé, mais bon, je suis, paraîtrait-il, quelqu’un d’anxieux qui fait des crises de panique à répétition, qui a souvent l’impression qu’elle va mourir et qui, pour se contrôler, prend des médicaments qui peuvent causer de l’hostilité, des psychoses, de l’auto-mutilation et des poussées de violence incontrôlables, mais qui finalement n’ont comme effets secondaires que l’absence de salive, des bâillements, l’assèchement de la peau et des menstruations plus douloureuses.
Bon, donc, mon amie m’avait d’abord conseillée plein de tisanes. Sauf que moi, boire 3-4 tisanes par jour, tous les jours, pour voir un semblant d’effet, je n’étais pas capable. Je n’ai pas cette assiduité.
Pour compenser, elle m’a donné un mélange d’huiles essentielles que je devais prendre 3 fois par jour dans du miel, ce qui est plus supportable parce que, bon, c’est moins compliqué prendre 3 cuillères de quelque chose que de boire un litre de tisane par jour. Enfin, c’est ce que je croyais. C’est que ça goûte fort en ti-pépère des huiles essentielles. La première fois, j’ai vomi. Ensuite, je me suis habituée, mais j’ai commencé à avoir des crampes assez intenses dans le ventre et j’ai arrêté.
J’ai décidé de recommencer ce soir, mais au lieu de les avaler, je me suis appliqué 3 gouttes sur le ventre, comme mon amie me l’a recommandé. Tout ce beau texte pour vous dire que ça fait 30 minutes que j’ai les yeux qui pleurent parce que l’odeur est trop forte. J’ai pris ma douche, mais rien à faire.
Je ne sais pas pourquoi j’ai appelé la fille qui étudie en herboristerie mon amie. Je crois qu’en fait, elle essaie de m’achever. Après tout, si je prends mes médicaments assez longtemps, je vais peut-être développer la violence et l’hostilité mentionnées dans les effets secondaires possibles. Et, à ce moment, ça pourrait devenir intéressant, non?

Tabouère! C’a l’air à être un sacré mélange! Je le garderais sur moi pour asperger quelqu’un qui tenterait de m’agresser…