Dans ma peau (2002)
Dimanche 7 mars, j’avais un shoot avec Art Irritant. Ils avaient monté une “table” en appuyant des planches de stainless steel sur des blocs de béton. Durant le shoot, j’ai glissé et je suis tombée de la table. Je me suis ouvert le côté de la main droite et, depuis, j’ai de la difficulté à manipuler des objets avec ma main, chaque fois que je la ferme, je sens des éclairs de douleurs dans ma plaie.
Enfin, si j’ai encore de la difficulté à utiliser ma main, ce n’est pas parce que la plaie était en soi si importante. Certes, on voyait l’os, mais n’empêche, c’était loin d’être grave.
C’est que j’ai de la difficulté à la laisser guérir. J’enlève mes bandages pour la regarder, je la touche, je la gratte, j’enlève les gales, je presse pour faire sortir le sang. Sans dire que ma coupure m’obsède, je dois concéder qu’elle me fascine. que je prends plaisir à l’ouvrir, à la regarder, à la toucher. Je trouve intéressant de voir la guérison qui s’opère à l’intérieur, les différences de couleurs et de textures. Je suis à la limite de trouver ça beau, de me dire que ça pourrait être la genèse d’une oeuvre d’art post-apocalyptique. Je divague à peine.
D’où le titre de ce post. C’est en fait le titre d’un excellent film français sur une situation beaucoup plus extrême que la mienne, mais que je trouve légèrement similaire. Un film sur l’auto-destruction et la repli sur soi. Enfin, si vous êtes curieux, regardez-le.

Haha, un brin morbide comme obsession, mais j’suis pas vraimentmieux